Carnet du premier mai

Il était une fois le monde contemporain.
Nos ancêtres, en ce début de XXIe siècle, n’étaient pas nos ancêtres biologiques, uniquement géographiques, et un peu culturels: le Europutz ne laissa en effet que peu de rescapés.
À en croire les annales laissées par Poussin le Jeune, sur lesquelles je suis tombé un jour que j’explorais une vieille clé USB à la recherche de musique contemporaine, ce premier mai 2012 était banal.

Ses yeux résolument contemporains ne pouvaient bien sûr se douter qu’une fête du travail -je me pince de rire!- entre deux tours d’élection présidentielle -je pouffe, les plus cultivés de mes lecteurs savent pourquoi, les autres faites un refresh de votre mémoire virtuelle après vous être connectés sur Wikibrain-, qui plus est entre deux candidats l’un « protecteur contre les dangers », l’autre « protecteur mais il n’y a aucun danger, sauf reconnaître qu’il y en a à en nommer » c’est un peu comme Aristophane écrivant La Paix, en -421, Cléon mort, mais ignare de ce qui se trame à Siracuse.

Du travail… Oui, il y en aura très vite pour tout le monde.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s